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>El miedo conquista Siria

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Por ANA CARBAJOSA (ENVIADA ESPECIAL) – Ramza – (El Pais.com, 04/04/2011)
Unos duermen en coches por si la policía va a su casa a buscarlos en medio de la noche. Otros se refugian en viviendas de familias nada sospechosas de participar en protestas en contra del régimen y los hay también que andan forajidos de pueblo en pueblo, en un optimista intento de burlar a las fuerzas de seguridad y al omnipresente espionaje sirio. Todos se afanan en borrar las fotos y vídeos de las manifestaciones que puedan delatar a algún vecino. Es lo que cuentan algunos de los manifestantes y vecinos de Deraa (Siria) cuando llegan a Ramza, una ciudad jordana que se encuentra pegada a la frontera entre ambos países.
Los habitantes de Deraa, la ciudad en la que estallaron las primeras revueltas contra el presidente Bachar el Asad y en la que la represión se ha cobrado el mayor numero de víctimas, viven presos del miedo. La campaña de detenciones masivas y torturas a los cautivos de los dos últimos días ha sembrado el pánico y ha logrado debilitar de momento la revuelta, cuentan los llegados desde la ciudad.
Ramza está situada a escasos cinco kilómetros de Deraa, sellada con controles del Ejército sirio, que impiden la entrada a periodistas y observadores internacionales desde que los manifestantes empezaran a salir a la calle hace dos semanas a pedir la caída del régimen.
A esta localidad jordana llegan a diario los comerciantes de Deraa. Aquí se les conoce como los baharas, en árabe, los marinos, porque navegan de un lado al otro de la frontera. En Ramza no hay servicios secretos sirios, ni detenciones en medio de la noche, ni disparos a manifestantes a plena luz del día, ni cárceles agujero-negro en las que se sabe cuándo se entra pero no cuándo se sale. Aun así, a los que vienen de Deraa les persigue la sombra del miedo. Temen detallar los atropellos que el régimen sirio comete en nombre de la estabilidad y con la ley de emergencia en la mano. En la calle nadie habla de lo que sucede al otro lado de la frontera. En privado, lejos de las miradas y sin nombres de por medio, algunos se atreven.
“Hay muchos jóvenes heridos, pero se quedan en casa porque piensan que, en el hospital, las fuerzas de seguridad les detendrán o les matarán”, cuenta en la trastienda de un ultramarinos un comerciante que hace media hora ha llegado de Deraa. Vive junto a la mezquita Al Omari, la que se había convertido en hospital improvisado y fue atacada por la policía. Durante el ataque murieron al menos seis personas. Amnistía Internacional cifra en 55 el número de muertos en Deraa a manos de las fuerzas de seguridad.
Los vecinos hablan además de un número indeterminado de desaparecidos, de detenidos de los que no se vuelve a saber nada. Fuentes próximas a los manifestantes explican que a los encarcelados los apalean y les aplican descargas eléctricas. Estas acusaciones resultan imposibles de confirmar al estar cerrado el país a cal y canto a los periodistas extranjeros.
“Queremos que el mundo sepa lo que está pasando”, asegura otro bahara de Deraa que dice participar en todas las manifestaciones. El problema es que el régimen del partido Baaz, el que gobierna Siria con puño de hierro desde 1963, se emplea estos días a fondo en impedir que la información cruce las fronteras de Deraa. Cuentan los residentes que el viernes por la noche fueron casa por casa pidiendo teléfonos móviles y obligando a sus dueños a identificar a los manifestantes que aparecían en las imágenes guardadas. Así han ido cayendo uno tras otro los manifestantes, delatados por los móviles de sus vecinos.
En Deraa saben que, aunque la represión haya debilitado en los últimos días su revuelta, las protestas que ellos comenzaron se han extendido ya por casi todo el país. En Duma, un suburbio de Damasco, miles de personas pidieron libertad ayer durante el funeral de las ocho personas muertas el viernes durante una manifestación. La policía fue la causante de las muertes al abrir fuego contra la protesta, según testigos citados por la agencia Reuters.
Y mientras, el presidente sirio, Bachar el Asad, encargó ayer al exministro de Agricultura Adel Safar formar Gobierno. El nuevo Ejecutivo reemplazará al que presentó su dimisión el pasado martes al calor de las protestas. El gesto político tiene escasas probabilidades de contar con una acogida favorable por parte de los manifestantes, ya que han sido precisamente la sequía y la mala gestión de los recursos hídricos los causantes de un gran descontento entre la población empobrecida del país.

abril 3, 2011 Publicado por | conflicto social, Siria | Dejar un comentario

>Bachar Al-Assad dirige-t-il encore la Syrie ?

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Par Ignace Leverrier, ancien diplomate, chercheur arabisant (LE MONDE, 25/03/11):
Une étrange affaire, l’interdiction puis l’autorisation de distribution d’un quotidien appartenant à un cousin du chef de l’Etat syrien, contraint les observateurs, à quelques heures de manifestations annoncées comme massives, à s’interroger sur l’étendue de l’autorité que le président Bachar Al-Assad exerce encore sur le régime de son pays.
Les faits qui suscitent cette interrogation sont les suivants.
Tôt dans la matinée du jeudi 24 mars, le ministère syrien de l’information a interdit la distribution du quotidien Al Watan, qualifié d’indépendant en Syrie. Comme il est de règle dans ce pays, où le pouvoir considère qu’il n’a de compte à rendre à personne sur ses décisions, il n’a pas considéré utile d’informer le public des motifs de cette mesure. Le contenu du journal a toutefois été mis en ligne sur le site alwatanonline.com. Cela a permis de supposer que l’interdiction faisait suite à des propos extrêmement va-t-en guerre de son rédacteur en chef, Waddah Abed Rabbo, signataire d’un éditorial, le “Point de vue d’Al Watan“, dont le moins qu’on puisse dire est qu’il n’appelait pas à l’apaisement.
Au lendemain du massacre – une centaine de morts – commis à Daraa, dans le sud du pays, par la répression des forces d’intervention de différents services de sécurité, il écrivait : “Est-il raisonnable. qu’un groupe de jeunes fixe au gouvernement un délai pour répondre à ses revendications ? Est-ce une manière de faire pacifique et civilisée ? Certains d’entre eux veulent et cherchent l’affrontement armé avec la Sécurité. Il n’est plus possible dans ces conditions de considérer leur mouvement comme ‘pacifique’. Il s’agit au contraire d’une véritable bataille entre des forces de sécurité et des groupes armés. Ce qui impose un traitement de la question selon des principes radicalement différents.”
Et il concluait : “Nous devons donc agir dans les rues, dans les mosquées, dans les cafés et les restaurants, sur Internet et sur les chaînes de télévision satellitaire. Nous sommes tous responsables. Nous sommes tous visés. Que personne d’entre vous ne dise que les Services de sécurité mènent le combat. Certes, ils sont sur le terrain, face aux éléments armés. Mais le terrain, aujourd’hui, c’est toute la Syrie, ses universités et ses rues. Leur protection est aussi bien notre responsabilité que celle de la sécurité.” Bref, le journal appelait implicitement à une contre-révolution de la part des soutiens habituels du régime, face à une contestation à laquelle il refusait tout caractère “pacifique”.
Or, en début d’après-midi, revenant sur sa décision du matin, le ministère syrien de l’information autorisait la mise en vente du journal, sans indiquer, encore une fois, les raisons de son revirement. Compte-tenu du mode de fonctionnement du régime syrien, il n’y a pas lieu de douter que cette mesure a été imposée par une très haute personnalité du régime, favorable pour sa part, si ce n’est à l’occupation du terrain à laquelle le quotidien appelait, du moins à une politique de la tension. Le message qu’il tenait à faire passer à la population était dépourvu d’ambigüité : le pouvoir syrien ne cédera ni aux ultimatum, ni aux manifestations dans la rue auxquelles il a les moyens de s’opposer, que ce soit en recourant à l’armée ou en mobilisant les membres du parti Baath et des organisations de masse qui lui sont inféodées. Pour avoir déjà vues ces milices à l’œuvre contre des militants des droits de l’homme, les Syriens savent qu’il ne s’agit pas là de menaces en l’air.
Cette vraie-fausse interdiction succédait, à quelques jours d’intervalle, à une autre vraie-fausse information, tout aussi intrigante. Le 8 mars dans la matinée, le site de l’agence officielle syrienne de presse Sana mettait en ligne le texte d’un décret présidentiel annonçant une amnistie pour les prisonniers politiques. Deux heures plus tard, il était “momentanément retiré pour modification”. Mais le retrait temporaire s’est révélé définitif. Cette affaire démontrait soit que Bachar Al-Assad était allé trop vite en besogne et qu’il n’avait pas fini de s’interroger sur l’opportunité de cette mesure, soit qu’il avait été convaincu – et peut-être même contraint – par son entourage de renoncer à ce qui ne pouvait qu’apparaître comme une concession majeure aux revendications de sa population, au moment où celle-ci commençait à se faire entendre dans la rue.
L’intervention, jeudi 24 mars au soir, de la conseillère politique et médiatique du chef de l’Etat, Bouthayna Chaaban, a volontairement ou involontairement contribué à entretenir des doutes sur la réalité du pouvoir que détient encore Bachar Al-Assad sur le système à la tête duquel il a été installé d’autorité en juillet 2000. Au cours d’une conférence de presse improvisée à la hâte, à la veille d’un vendredi peut-être décisif dans la mobilisation de la population, elle n’a pas craint d’affirmer que “le président avait interdit aux forces de l’ordre de faire usage de leurs armes contre les citoyens, même si elles étaient elles-mêmes prises pour cible et comptaient dans leurs rangs des morts et des blessés”.
Or, comme tous les témoignages diffusés via Facebook et Youtube le confirment, ce ne sont pas de prétendus terroristes du Jound Al-Cham ou du Fatah Al-Islam, soudain réapparus là où le régime en avait besoin, qui sont à l’origine des tirs, mais des membres des forces de sécurité. Ils ne l’ont pas fait sans en avoir reçu l’ordre. Si ce n’est pas Bachar Al-Assad qui le leur a donné, seul quelqu’un dans son entourage immédiat, pour ne pas dire au sein de sa famille, a pu prendre le risque de le faire dans son dos.
On ne peut exclure que le chef de l’Etat syrien, marchant résolument sur les traces de Mouammar Kadhafi, soit passé maître dans le recours au double langage, dans une tentative désespérée de se maintenir là où il a été placé il y a bientôt onze ans par ceux qui y avaient intérêt. L’autre hypothèse est que son frère, Maher Al-Assad, qui a la haute main sur l’armée, son cousin Rami Makhlouf, qui contrôle la vie économique en Syrie… et qui est justement le propriétaire du journal Al Watan, et son autre cousin Hafez Makhlouf, homme fort des services de sécurité à Damas, pour ne citer qu’eux parmi les membres de la famille et du clan au pouvoir, non intéressés par des changements qui affecteront leurs intérêts et leurs privilèges avant ceux du président, mènent contre lui une guerre de tranchée et cherchent à l’entraîner dans la voie de la répression.
Les manifestations du vendredi 25 mars et la réponse qui leur sera apportée par le pouvoir fourniront sans doute des éléments à ceux qui s’interrogent sur la réalité et l’étendue de l’autorité personnelle dont dispose encore Bachar Al-Assad sur son propre régime.
Fuente: Bitácora Almendrón. Tribuna Libre © Miguel Moliné Escalona

marzo 28, 2011 Publicado por | conflicto social, Siria | Dejar un comentario

>¿Siria es el próximo dominó?

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Por Ribal Al-Assad, director de la Organización para la Democracia y la Libertad en Siria (Project Syndicate, 02/03/11):
Desaparecidos los regímenes tunecino y egipcio y en momentos en que las protestas callejeras crean disturbios en ciudades desde Algiers hasta Teherán, mucha gente hoy se pregunta cuál será la próxima pieza del dominó en caer. Siria, cuya dictadura secular y militarizada es la que más se parece a los regímenes caídos de Túnez y Egipto, tal vez no sea la próxima en la fila, pero de todas maneras parece estar acercándose a un punto crítico.
Por supuesto, la vieja “teoría del dominó” en las relaciones internacionales era sólo una manera cruda de enfatizar que las diferentes partes de una región están vinculadas entre sí. Para el mundo árabe de hoy, una metáfora mejor podría ser un tablero de ajedrez, en el que hasta la eliminación de un peón inevitablemente altera las relaciones entre las demás piezas.
Hoy, mientras las protestas aumentan y se multiplican, el gobierno de todo estado árabe en Oriente Medio y el norte de África probablemente crea que, si lo dejan con sus propios recursos, puede contener el disenso interno.
En Siria, parece inevitable que la protesta pronto pueda quebrar la frágil inmovilidad política del régimen. La mayoría de los sirios enfrentan situaciones económicas y sociales extremadamente difíciles, como un alto desempleo, alzas en los precios de los alimentos, limitaciones a la libertad personal y una corrupción endémica. Estos factores no difieren de aquellos que llevaron a la gente a las calles en el norte de África y Oriente Medio. Lo que comenzó como manifestaciones por las condiciones de vida se convirtió en demandas generalizadas de libertad y democracia.
El régimen de Damasco teme un malestar similar, como debería ser. La mejor manera de evitar una confrontación entre el pueblo y las fuerzas de seguridad es un proceso de reforma genuina que lleve a elecciones y a un gobierno de unidad nacional. La inercia arraigada del actual régimen, sin embargo, parece descartar cualquier maniobra en esa dirección.
Por el contrario, las autoridades de Siria están ofreciendo incentivos para asegurar que los electores clave acaten las normas –computadoras portátiles para los maestros, subsidios para los trabajadores del sector público y una retórica reformistas vacía-. Pero la situación actual requiere medidas mucho más serias. Levantar el estado de emergencia que rige desde 1963 –dándole amplios poderes al régimen y a sus servicios de seguridad- sería un paso tanto simbólico como tangible en la dirección correcta.
A menos que las autoridades de Siria, como los otros líderes del mundo árabe, empiecen a entender que la libertad es un derecho humano fundamental, hasta la paciencia de la gente más inactiva puede desgastarse de manera peligrosa. Los altos precios de los alimentos pueden haber servido como un disparador en el norte de África, pero la velocidad con la que los manifestantes viraron su atención hacia la reforma política atrapó a todos por sorpresa.
Regresar este genio a su botella sería prácticamente imposible sin un derramamiento de sangre del tipo que hoy estamos presenciando en algunas partes del mundo árabe. De manera que los líderes sirios saben que deben responder –de ahí la agenda de reforma poco entusiasta que diseñaron recientemente-. Pero intentar resolver las quejas populares arraigadas con un lenguaje florido y un ramo de subsidios es como intentar apagar un incendio forestal con una pistola de agua. Los problemas de Siria son tan serios que las soluciones deben ser sustanciales.
Hasta ahora, las autoridades de Siria se basaron en su retórica anti-Israel y anti-Occidente para protegerse. Pero en las protestas de Túnez y El Cairo rara vez se escucharon reclamos por el conflicto palestino-israelí. Es más, en los últimos años, cuando los aviones israelíes atacaron blancos en Siria, no hubo ninguna respuesta del régimen –tampoco cuando aviones israelíes volaron sobre el palacio presidencial.
El régimen sostiene que forma parte de la “resistencia” con su socio Irán. Sin embargo, los cables de WikiLeaks muestran que el liderazgo sirio le pidió al régimen iraní que no contara con él en ninguna guerra con Israel porque es demasiado débil. De modo que el régimen está cometiendo un error fatal si piensa que sus viejas tácticas destinadas a confundir le seguirán brindando inmunidad. Por el contrario, con una población joven y bien educada incapaz de encontrar un trabajo apropiado, el régimen creó su propio cuadro de potenciales manifestantes, que son conscientes de que está utilizando eslóganes vacíos para mantener el estado de emergencia y quedarse en el poder.
El pueblo sirio es fuerte, paciente, resistente e ingenioso. Los lazos familiares y sociales se mantienen fuertes sólidos a la adversidad. Cuando los alimentos escasean, la gente comparte. Cuando el régimen se pone estricto con Internet, la gente usa servidores proxy.
Pero no deberían tener que conformarse. No deberían tener que arriesgar su seguridad cuando buscan involucrase con el mundo online. Nadie quiere ver las calles de Damasco consumidas en la protesta, o que surja una confrontación violenta entre los manifestantes y las fuerzas de seguridad. Lo que el pueblo sirio quiere es un diálogo significativo con el régimen.
El régimen debe entender que, a pesar de sus mejores esfuerzos, los sirios han estado observando los acontecimientos en la región con tanto interés como el resto del mundo. El pueblo de Siria puede no sentir predilección por la violencia, pero una vez que se está en presencia del nacimiento de la libertad, no es fácil de olvidar –ni de acallar con dádivas estatales y declaraciones vacuas de un liderazgo distante y aislado.
La gente dijo que el Muro de Berlín no se caería. Dijo que Mubarak no renunciaría. Y todavía algunos sostienen que Siria no puede cambiar. Pero Siria cambiará y yo, al igual que mis compatriotas, rezo para que cuando se produzca el cambio, sea pacifico y armonioso.
Fuente: Bitácora Almendrón. Tribuna Libre © Miguel Moliné Escalona

marzo 9, 2011 Publicado por | Siria | Dejar un comentario

Israel y Siria, ¿listos para la paz?

Por Shlomo Ben-Ami, ex ministro de Exteriores de Israel y vicepresidente del Centro Internacional de Toledo para la Paz. Traducción de María Luisa Rodríguez Tapia (EL PAÍS, 21/06/08):

La reanudación de las conversaciones de paz entre Israel y Siria después de ocho años de ruido de sables no es una forma de desviar la atención de los problemas políticos de un primer ministro israelí en su etapa final. Tampoco es un plan de Siria para evitar responder ante un tribunal internacional por el asesinato del ex primer ministro libanés Rafik Hariri. Un acuerdo de paz entre Israel y Siria tiene una importancia estratégica fundamental para las dos partes, y ambos lo saben.

Las dos grandes experiencias formativas del régimen baazista de Siria fueron seguramente la pérdida de los Altos del Golán en 1967, bajo Hafez al Assad, y la pérdida de Líbano por parte de su hijo Bashar, que se vio obligado a retirar su ejército ante una irresistible presión internacional dirigida por Estados Unidos. Recuperar el Golán y proteger los grandes intereses de Siria en Líbano no sólo son las preocupaciones estratégicas fundamentales del presidente sirio, sino que son cruciales para el deseo de su régimen de asentar su legitimidad nacional y el de Bashar de reafirmar su posición.

La paz con Israel no es una prioridad para Assad. Es el requisito previo sin el cual es imposible alcanzar otros objetivos más importantes: el acercamiento a Estados Unidos, la legitimación del estatus especial de Siria en Líbano y la posibilidad de evitar una guerra con Israel -que sería devastadora- si no se recuperan los Altos del Golán por medios pacíficos. De hecho, el régimen ha dejado entrever que quizá esté dispuesto a llegar a un compromiso sobre la cuestión (el trazado de la frontera de 1967 a lo largo de una diminuta franja de tierra en la orilla oriental del mar de Galilea) que acabó con las negociaciones hace ocho años.

La paz entre Israel y Siria también es una necesidad estratégica para los israelíes. La complejidad de las amenazas contra Israel es tal que un posible enfrentamiento con Hamás en Gaza podría desencadenar un estallido con Hezbolá en Líbano. La única posibilidad de ganar esa guerra sería la destrucción total de Líbano por parte de la fuerza aérea israelí. Entonces, Siria seguramente aprovecharía la oportunidad para romper el impasse en el Golán con una acción militar que podría convertirse en una guerra masiva de misiles contra la vulnerable retaguardia israelí. E Irán, en su propósito de proteger su programa nuclear frente a un posible ataque de Israel y Estados Unidos, podría intervenir activamente en esta siniestra situación.

Es verdad que las condiciones estratégicas en la región son mucho más complejas hoy que hace ocho años, cuando las condiciones de Israel para un acuerdo con Siria consistían sobre todo en garantizar la seguridad en los Altos del Golán y en que Siria utilizara su influencia en Líbano para permitir un acuerdo de Israel con dicho país. La alianza de Siria con Irán no era un tema importante.

La posterior retirada forzosa de las fuerzas sirias de Líbano no fue positiva para Israel. En la última ronda de negociaciones entre Israel y Palestina, hace ocho años, estaba claro que un acuerdo con Siria abriría inmediatamente la puerta a un acuerdo con Líbano y al fin de la amenaza de Hezbolá en la frontera norte de Israel. Hoy el acuerdo con Siria podría facilitar una paz entre Israel y Líbano con el tiempo, pero no sería una consecuencia automática. Es más, aunque Hezbolá prosperó bajo la ocupación siria, nunca alcanzó el extraordinario poder político del que hoy disfruta.

No obstante, la paz con Siria podría ser un factor importante para un acuerdo más amplio árabe-israelí y, por consiguiente, un Oriente Próximo más estable, aunque no es realista esperar que Siria corte automáticamente su relación especial con Irán a cambio de los Altos del Golán. Se trata de conversaciones de paz, no de un tratado de defensa, y Siria no se apartaría bruscamente de sus amigos iraníes. Sin embargo, las buenas relaciones entre un Estado árabe que esté en paz con Israel e Irán no son necesariamente un elemento negativo. La posición de Siria podría limitar -en vez de ampliar- el alcance de la estrategia iraní de desestabilización regional.

Como siempre, todo dependerá en gran parte de la disposición de Estados Unidos a alejarse de las soluciones militares y los rígidos imperativos ideológicos y adoptar, por el contrario, una cultura pragmática de resolución de conflictos. Una paz entre Israel y Siria con el respaldo de Estados Unidos podría transformar el entorno estratégico y quizá arrastrar a otros en Oriente Próximo a un sistema de cooperación y seguridad regional.

junio 25, 2008 Publicado por | Israel, Siria | Dejar un comentario

>Israel y Siria, ¿listos para la paz?

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Por Shlomo Ben-Ami, ex ministro de Exteriores de Israel y vicepresidente del Centro Internacional de Toledo para la Paz. Traducción de María Luisa Rodríguez Tapia (EL PAÍS, 21/06/08):

La reanudación de las conversaciones de paz entre Israel y Siria después de ocho años de ruido de sables no es una forma de desviar la atención de los problemas políticos de un primer ministro israelí en su etapa final. Tampoco es un plan de Siria para evitar responder ante un tribunal internacional por el asesinato del ex primer ministro libanés Rafik Hariri. Un acuerdo de paz entre Israel y Siria tiene una importancia estratégica fundamental para las dos partes, y ambos lo saben.

Las dos grandes experiencias formativas del régimen baazista de Siria fueron seguramente la pérdida de los Altos del Golán en 1967, bajo Hafez al Assad, y la pérdida de Líbano por parte de su hijo Bashar, que se vio obligado a retirar su ejército ante una irresistible presión internacional dirigida por Estados Unidos. Recuperar el Golán y proteger los grandes intereses de Siria en Líbano no sólo son las preocupaciones estratégicas fundamentales del presidente sirio, sino que son cruciales para el deseo de su régimen de asentar su legitimidad nacional y el de Bashar de reafirmar su posición.

La paz con Israel no es una prioridad para Assad. Es el requisito previo sin el cual es imposible alcanzar otros objetivos más importantes: el acercamiento a Estados Unidos, la legitimación del estatus especial de Siria en Líbano y la posibilidad de evitar una guerra con Israel -que sería devastadora- si no se recuperan los Altos del Golán por medios pacíficos. De hecho, el régimen ha dejado entrever que quizá esté dispuesto a llegar a un compromiso sobre la cuestión (el trazado de la frontera de 1967 a lo largo de una diminuta franja de tierra en la orilla oriental del mar de Galilea) que acabó con las negociaciones hace ocho años.

La paz entre Israel y Siria también es una necesidad estratégica para los israelíes. La complejidad de las amenazas contra Israel es tal que un posible enfrentamiento con Hamás en Gaza podría desencadenar un estallido con Hezbolá en Líbano. La única posibilidad de ganar esa guerra sería la destrucción total de Líbano por parte de la fuerza aérea israelí. Entonces, Siria seguramente aprovecharía la oportunidad para romper el impasse en el Golán con una acción militar que podría convertirse en una guerra masiva de misiles contra la vulnerable retaguardia israelí. E Irán, en su propósito de proteger su programa nuclear frente a un posible ataque de Israel y Estados Unidos, podría intervenir activamente en esta siniestra situación.

Es verdad que las condiciones estratégicas en la región son mucho más complejas hoy que hace ocho años, cuando las condiciones de Israel para un acuerdo con Siria consistían sobre todo en garantizar la seguridad en los Altos del Golán y en que Siria utilizara su influencia en Líbano para permitir un acuerdo de Israel con dicho país. La alianza de Siria con Irán no era un tema importante.

La posterior retirada forzosa de las fuerzas sirias de Líbano no fue positiva para Israel. En la última ronda de negociaciones entre Israel y Palestina, hace ocho años, estaba claro que un acuerdo con Siria abriría inmediatamente la puerta a un acuerdo con Líbano y al fin de la amenaza de Hezbolá en la frontera norte de Israel. Hoy el acuerdo con Siria podría facilitar una paz entre Israel y Líbano con el tiempo, pero no sería una consecuencia automática. Es más, aunque Hezbolá prosperó bajo la ocupación siria, nunca alcanzó el extraordinario poder político del que hoy disfruta.

No obstante, la paz con Siria podría ser un factor importante para un acuerdo más amplio árabe-israelí y, por consiguiente, un Oriente Próximo más estable, aunque no es realista esperar que Siria corte automáticamente su relación especial con Irán a cambio de los Altos del Golán. Se trata de conversaciones de paz, no de un tratado de defensa, y Siria no se apartaría bruscamente de sus amigos iraníes. Sin embargo, las buenas relaciones entre un Estado árabe que esté en paz con Israel e Irán no son necesariamente un elemento negativo. La posición de Siria podría limitar -en vez de ampliar- el alcance de la estrategia iraní de desestabilización regional.

Como siempre, todo dependerá en gran parte de la disposición de Estados Unidos a alejarse de las soluciones militares y los rígidos imperativos ideológicos y adoptar, por el contrario, una cultura pragmática de resolución de conflictos. Una paz entre Israel y Siria con el respaldo de Estados Unidos podría transformar el entorno estratégico y quizá arrastrar a otros en Oriente Próximo a un sistema de cooperación y seguridad regional.

junio 25, 2008 Publicado por | Israel, Siria | Dejar un comentario

   

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